Investir dans le tourisme

Renforcer l’attractivité du secteur touristique


Présentation générale

Quatre régions naturelles :

  • Basse Guinée
  • Moyenne Guinée
  • Haute Guinée
  • Guinée Forestière

Littoral : plus de 300 km de côte

Superficie : 245.857 Km²

Population : 12 millions d’habitants

Climat tropical avec 2 saisons :

  • Saison sèche (novembre-mai)
  • Saison pluvieuse (juin-octobre)

La Guinée, un paradis touristique

La Guinée possède un potentiel touristique riche et varié. Sa diversité biologique est d’une beauté hautement appréciable, constituée de parcs naturels, d’aquariums naturels, de sources thermales, d’espèces animales spécifiques, et de massifs montagneux aux nombreux cours d’eau coupés de gorges et de rapides.

Le pays dispose de magnifiques sites touristiques dont des plages sur le littoral atlantique, des forêts denses, des récifs montagneux au Foutah Djallon et des vastes plaines drainées par le fleuve Niger et ses affluents en Haute Guinée.

Ainsi, la diversité, la topographie, le climat et la culture font de la Guinée « un paradis touristique » aux ressources variées. Cela confère au pays l’opportunité de développer une gamme variée de produits touristiques, notamment tourisme balnéaire, écotourisme, tourisme culturel, de découverte, de congés et de randonnées. La Guinée se prête à l'exploration d’un paradis touristique aux ressources variées encore insuffisamment connues, qui a conservé son patrimoine et protégé l’environnement, gage certain d’un tourisme authentique.

D’après les prévisions de l’Organisation Mondiale du Tourisme, le tourisme dans les parcs en Afrique de l’Ouest, connaîtra un accroissement de 3,3% entre 2010 et 2020 pour atteindre 4,62 millions d’arrivées en 2020, soit 6% des arrivées totales de la région Afrique.

Réformes structurelles

Les principaux faits juridiques, institutionnels et règlementaires depuis 2010 :

  • Arrêté conjoint A/2013/2293/MHTA/MDB/SGG du 30 mars 2013 portant révision des tarifs des droits de timbre applicable au secteur touristique et hôtelier ;
  • Décret D/2013/136/PRG/SGG du 12 Août 2013 règlementant les établissements hôteliers, de restauration et de loisirs en République de Guinée ;
  • Arrêté A/2014/MHTA du 17 septembre 2014, portant création d’un Comité de Pilotage des infrastructures hôtelières et touristiques ;
  • Décret D/2015/059/PRG/SGG en date du 09 avril 2015 portant Statuts, Attributions, et Organisation de l’Office National du Tourisme ;
  • Décret D/2015/060/PRG/SGG du 09 Avril 2015 portant Statuts de l’Office National de Promotion de l’Artisanat (ONPA) ;
  • Protocole d’accord de coopération en matière d’artisanat avec le Royaume du Maroc le 24 Aout 2012.

Un tourisme varié en Guinée

Il est communément admis que la Guinée offre des conditions particulièrement intéressantes de développement pour la plupart des types de tourisme. Elle tire cet avantage de la diversité et de la variété de ses paysages, de ses microclimats, de sa faune et de sa flore, de son artisanat, de ses traditions hospitalières et aussi de son histoire, le tout représentant un capital de civilisation riche et dynamique.

La Guinée apparaît comme une synthèse de l’Afrique de l’Ouest avec ses 4 régions naturelles bien distinctes auxquelles correspondent des types de reliefs, de climat, de faune et de flore bien distincts.

Les danses, les traditions, le patrimoine artisanal et l’accueil chaleureux des populations font du pays une destination agréable. Les visiteurs peuvent jouir de plusieurs types de tourisme dans le pays :

  • Le tourisme de découverte : les cascades de la Soumba, le voile de la mariée, les eaux de Kilissi, les gorges et les chutes de Kinkon et de Kambadaga, les chutes de la Saala, la Dame du Mali, les chutes de Kamarato, etc.
  • Le tourisme de santé : la station de Dalaba, les sources thermales à Foulamory.
  • Le tourisme de randonnées, raids, aventure, trekking :
    • Le trekking se développe surtout au Foutah en Moyenne Guinée, la région montagneuse.
    • La baie de Sangaréah en Guinée maritime avec 30 000 ha, est constituée de vasières, d’avifaunes, d’îles verdoyantes et d’habitats de crocodiles.
    • La région du Foutah Djallon notamment les villes de Mamou, Dalaba, Pita, Labé, Mali.
    • Le Mont Nimba comprend le point culminant de l’Afrique de l’ouest (1 752m) et l’une des plus belles forêts de l’Afrique de l’ouest.
    • Les réserves naturelles du Ziama et ses troupeaux d’éléphants à Macenta.
  • Le tourisme de parcs et de montagnes :
    • Le parc de Badiar au Foutah Djallon (38 200ha) avec la Colline de Sow.
    • Le parc du Haut Niger (1 860 km2), traversé par le fleuve Niger, riche en gibiers (phacochères, coq de fassa…) et d’une flore luxuriante.
  • Le Tourisme balnéaire : Îles verdoyantes avec de splendides plages : Sorro et Room aux larges de Conakry, Sobanè, Bel Air, Kitikata et Marara à Boffa, Mèyèngbé à Dubréka et Salatougouj à Forécariah.
  • La Pêche sportive aux îles de Loos : les espèces les plus pêchées sont les tarpons et les barracudas.
  • Le Tourisme de chasse : des petits gibiers à plumes et à poils et des gros gibiers (phacochères, antilope, etc).
  • Tourisme mémoriel :
    • Des sites du moyen âge africain comme Niani (capitale de l’empire Mali), Niagassola (Sosso Bala : le balafon du Sosso).
    • Des sites négriers de renom et de triste mémoire tels que Dominyah, Farinyah, etc.
    • Des vestiges de la résistance à pénétration coloniale tels que Bissandougou, Timbo, Niagassola (Fort Gallieni), etc.

Des potentialités artisanales diversifiées

Le potentiel de l’artisanat guinéen est réparti sur toute l’étendue du territoire national.

Conakry : à l’exception de quelques rares corps de métiers (poterie, extraction d’huile végétale, confection des poupées, tableaux entomologiques, confection de perles), toutes les autres activités artisanales sont largement pratiquées à Conakry où les consommateurs sont plus nombreux par rapport aux autres régions. Les filières les plus répandues sont le textile, le bois, les métaux et les services.

Boké : Les activités de bambou et fibres végétales (vannerie, natterie, macramé et perles dorées) et de la sculpture sur bois sont bien développées dans cette région. Les artisans maîtrisent les activités de service parce que souvent confrontés à des exigences de qualité de la part de la clientèle en matière de contrat de sous-traitance.

Kindia : on note dans cette région la multiplication des organisations non gouvernementales, des associations locales de développement, de projets d’appui, des groupements d’artisans etc. Les activités de teinture, de menuiserie du bois, de sculpture occupent de nombreux artisans.

Mamou : Cette région dispose d’atouts importants : facilité d’accès, présence d’institutions d’appui (GIZ, OIC/Guinée, PRIDE, Institutions de financement décentralisées etc.). Les activités de menuiserie du bois, de cordonnerie, de confection textile et de service font la fierté de cette région.

Labé : La région de Labé, en général, et la préfecture de Labé en particulier, recèlent de grandes potentialités artisanales. Dans les cinq (5) préfectures de cette région, on rencontre des corps de métiers bien développés. Il s’agit notamment de la confection textile (tissage, teinture, broderie etc.), menuiserie du bois, cuir, saponification, bijouterie, vannerie, poterie, forge. Il faut aussi signaler la présence de nombreux consommateurs à pouvoir d’achat moyen et parfois élevé.

Faranah : Le tissage et la cordonnerie sont très présents à Dinguiraye. La poterie, la sculpture, le traitement du miel et le beurre de karité à Dabola et la menuiserie du bois à Kissidougou.

Kankan : ville commerciale, ville de négoces, ville carrefour, Kankan recèle d’importantes potentialités pour l’expansion de l’artisanat. L’existence de gisements d’argile de très bonne qualité permet de développer la poterie en diversifiant la gamme des produits. Aussi, il est possible d’entreprendre dans la région la production de la craie grâce aux gisements de gypse à Siguiri. On peut fabriquer de l’encre, du vernis et de l’encens à partir d’essences de plantes dont la qualité est prouvée. La sculpture, la filière textile, la poterie et la transformation de produits alimentaires y sont largement pratiquées.

N’Zérékoré : L’artisanat dans cette région est axé sur les fibres végétales, la confection textile et la confection des tableaux entomologiques. L’extraction d’huile de palme et palmiste est pratiquée en milieu rural.